lundi 30 août 2021

Le destin de l'Epouvanteur, Joseph Delaney


Résumé :

L'épouvanteur, Tom et Alice partent dans le sud de l'Irlande pour fuir la guerre qui ravage le comté. La seule chose qui protège Tom et Alice est la fiole de sang. S'ils s'éloignent de trop ou si la fiole est brisée, ils seront à la merci du diable.

Pendant ce temps, Tom est recruté pour faire face à une alliance maléfique de mages, et prend possession de la Lame de l'Épouvanteur. Une épée avec une face sombre et qui a soif de son propre sang ... C'est la seule arme qui a une chance de battre le Diable en combat. Mais d'abord, Tom a besoin de s'entrainer, et la seule personne qui peut l'aider est Grimalkin, la sorcière assassin. Viendra-t-elle ?


Mon avis :



 L'Epouvanteur, tome 8, Le destin de l'Epouvanteur, Joseph Delaney, Bayard, 2012, Traduction de Marie-Hélène Delval, 307 pages.

lundi 10 mai 2021

Les quatre filles du Dr March, Louisa May Alcott


Résumé :

Dans une petite ville du Massachussetts, durant la guerre de Sécession, une famille modeste, quatre jeunes sœurs et leur mère, guette avec inquiétude chaque lettre du père parti au front. Mais rien ne peut arrêter la jeunesse, et la vie continue à façonner les destinées de Meg, l’aînée pragmatique et conformiste, Amy la frivole, Jo, la romancière en herbe et féministe avant l’heure, et la douce Beth, à la santé fragile. De l’enfance à l’âge adulte, confrontées à la découverte de soi, elles partagent une joie de vivre débordante apprenant la sororité, l’amitié mais aussi le sacrifice. Ensemble, ces quatre adolescentes impétueuses sauront réclamer à ce monde bien plus qu’il ne semble pouvoir leur offrir.

Mon avis :

Dans le chapitre un, nous découvrons les quatre filles, à savoir l'aîné Meg, Jo le garçon manqué, Beth la fille parfaite et enfin Amy la cadette.

J'ai été immergée dès les premières lignes dans ce récit. Le style est fluide et le roman se lit très vite. Nous n'avons qu'une envie c'est d'avancer la lecture pour passer plus de temps avec ces quatre filles.

Dans le chapitre deux, nous sommes au matin de Noël, les filles ont décidé quelques jours avant d'offrir chacune un petit cadeau à leur mère au lieu de s'offrir quelque chose entre elles. ET le matin de Noël au réveil, elles découvrent chacune un livre sous leur oreiller.

Accompagnées de leur mère, elles se proposent d'offrir leur petit déjeuner de fête à des pauvres et se contentent de pain et d'eau. 

A la lecture on ne peut passer à côté une part désuète du Massachussets du début du XIXème siècle.

On perçoit par moment l'importance pour les jeunes filles de l'époque de faire un mariage d'intérêt pour pouvoir s'assurer un avenir sécuritaire en vivant auprès d'un mari aisé.

Mais l'éducation des quatre filles March va plus loin que ça et leur mère leur transmet les valeurs d'un mariage heureux avant tout quitte à ne pas épouser un mari issu d'une famille aisé, mais aussi devenir des femmes accomplies.


Louisa May Alcott, Les quatre filles du Dr March (œuvre intégrale) éditions Gallmeister, collection Totem, 640 pages, 3 septembre 2020. Traduit par Janique Jouin-de LaurensTitre original : The little women (complete collection)

dimanche 4 avril 2021

Le cauchemar de l'Epouvanteur, Joseph Delaney

Résumé :

"Je rêvais de Lizzie l'Osseuse... Elle trônait dans une grande salle. Le Malin se tenait à côté d'elle, une main posée sur son épaule. Des prisonniers hurlant de terreur attendaient d'être décapités, et le sol était rouge de sang. " La guerre. qui faisait rage au sud du Comté, a maintenant gagné l'ensemble du pays. A leur retour de Grèce. Tom Ward et John Gregory découvrent que les soldats ont mis le feu à la maison de Chipenden, réduisant en cendres la précieuse bibliothèque. De plus, pendant leur absence, les sorcières de Pendle ont libéré Lizzie l'Osseuse, que l'Epouvanteur avait enfermée dans une fosse. Rester dans le Comté s'avère trop dangereux. En compagnie de la jeune Alice, et des trois chiens, Griffe, Sang et Os, Tom et son maître s'embarquent pour l'île de Mona, gouvernée par le cruel lord Barrule. Seulement, ils n'y sont pas les bienvenus...

Mon avis :

(A venir)




L'Epouvanteur, tome 7, Le cauchemar de l'Epouvanteur, Joseph Delaney, Bayard, janvier 2011, traduction de Marie-Hélène Delval, 350 pages

dimanche 28 mars 2021

Sorcières, la puissance invaincue des femmes, Mona Chollet

Résumé :

Qu’elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
Ce livre en explore trois et examine ce qu’il en reste aujourd’hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante — puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant — puisque l’époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d’horreur.
Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s’est développé alors tant à l’égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

Mon avis :
(A venir)


Mona Chollet, Sorcières, La puissance invaincue des femmes, Zones, septembre 2018, 240 pages

Le sacrifice de l'Epouvanteur, Joseph Delaney

 

Résumé :

Tom va en Grèce livrer une bataille sans merci contre l'Ordine, une déesse du Mal, l'ennemie jurée de sa mère ! Tom Ward a percé le secret de sa mère : celle-ci est une sorcière lamia, devenue domestique et bénévolente. Elle a dû repartir en Grèce, son pays natal, pour y combattre l'obscur qui, là-bas, monte en puissance. Or, un jour, la mère de Tom revient au Comté. Elle a besoin de renforts pour monter une expédition contre l'Ordine, une redoutable créature, qui va bientôt sortir des profondeurs de la terre, ravager la Grèce voire la terre entière. Tom consent à l'accompagner. La mère de Tom engage également une troupe de sorcières de Pendle dont la terrible Grimalkin, ainsi qu'Alice. L'épouvanteur Bill Arkwright, qui a pris Tom en apprentissage l'hiver précédent, se laisse aussi convaincre. Cette troupe hétéroclite s'embarque pour la Grèce. Au dernier moment, surmontant ses réticences (pour lui, s'allier aux sorcières, c'est pactiser avec l'obscur) John Gregory monte à bord du bateau. Sur place, la mère de Tom fait à son fils une stupéfiante révélation : elle n'est pas seulement une lamia, elle est Lamia, la première de toutes ! Elle a été pendant des siècles la plus cruelle des meurtrières avant de choisir définitivement le parti de la lumière. Elle doit mener à présent son ultime combat pour détruire l'Ordine, son ennemie mortelle. Et affaiblir du même coup le Malin dont la déesse est la principale servante. Tom et ses compagnons vont livrer une bataille sans merci. Tous n'en sortiront pas vivants ...


Mon avis :

Sur le fond, dans ce sixième tome, nous suivons Tom Ward qui va devoir affronter l'Ordinn en Grèce, ce qui va lui permettre d'en apprendre plus sur la vraie nature de sa mère. Ce tome va remettre en question beaucoup de choses pour Tom car il va avoir parfois l'impression que sa mère projette de le "sacrifier" pour le bien du Comté.

Etant donné la puissance de l'Ordinn, cette mission va nécessiter la présence des deux épouvanteurs (John Grégory et Bill Arkwright accompagné de ses chiens), de Tom, d'Alice, des sorcières de Pendle mais également de la mère de Tom. Ils vont donc mettre leurs inimitiés de côté pour s'associer ensemble contre l'Ordinn.

Ils vont donc tous partir en direction de la Grèce sur plusieurs navires, laissant place à des anecdotes croustillantes lors du voyage !

Sur la forme, ce tome est très immersif, car plein de péripéties. L'écriture est toujours aussi agréable, très rythmée, ce qui en fait un récit très prenant. On a très envie de lire pour en savoir plus. En lisant le soir, je me disais allez je termine le chapitre et je me couche, et en réalité je lisais encore un chapitre, et encore un...

Encore une fois je vous recommande chaudement cette série. Si le tome cinq m'avait paru un peu plus mou, ce sixième tome m'a énormément plu et m'a permis de me replonger dans cette histoire, à tel point que j'ai enchainé avec le tome sept juste après avoir refermé celui-ci.


L'Epouvanteur, tome 6, Le sacrifice de l'Epouvanteur, Joseph Delaney, Bayard, janvier 2010, traduction de Marie-Hélène Delval, 450 pages

Une si dangereuse séduction, Carole Mortimer

Résumé :

À la seconde où le célèbre Darius Sterne entre dans le restaurant où elle fête son anniversaire, Andy est subjuguée. Et, quand leurs regards se croisent, elle sent son corps s’embraser. Comment résister à ce charme magnétique, à cette lueur de désir qu’elle décèle au fond des yeux du ténébreux milliardaire ? Pourtant, elle le doit. Bouleversée par la fin brutale de sa carrière de danseuse étoile, elle vient à peine de se reconstruire un fragile équilibre. Un équilibre qui volera en éclats si Darius Sterne entre dans sa vie. Car, s’il y a une chose dont elle est sûre, c’est qu’après avoir vu son rêve lui échapper elle ne supportera pas d’avoir le cœur brisé… 

Mon avis :

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une romance. J'ai eu envie de lire ce type d'histoire et je me suis donc offert ce roman un peu par hasard. Il était vendu ans un lot de trois roman Harlequin. 

Il a rempli son rôle, en proposant une romance toute douce, rapide et très prévisible. Ce roman m'a fait passer un agréable moment. Le style est bien sûr très cliché, s'en ai parfois drôle car un peu kitch, mais après tout c'est ce que l'on cherche avec ce type de lecture !


Carole Mortimer, Une si dangereuse séduction, Harlequin Azur, 2016, traduction de Emmanuelle Detavernier, 160 pages.

vendredi 12 février 2021

Par ici la monnaie ! Petite métaphysique du fric, Paul Clavier

 Résumé :

Hier, la monnaie et le crédit facilitaient l'échange. Aujourd'hui, ils divisent et écrasent. Le coupable désigné est vite trouvé : ce serait la finance internationale. Ce qui nous évite de nous interroger sur le tréfonds de nos mentalités. Un essai corrosif pour, enfin, régler nos comptes avec l'argent.
La monnaie ? Inventée, croyait-on, pour faciliter l'échange des biens et des services, elle est devenue signe de division et facteur d'inégalité.
Le crédit ? Instauré pour faire circuler la monnaie et libérer l'initiative, il a fini par écraser États et particuliers sous le poids de la dette.
Le coupable tout trouvé, c'est " la finance " : marchés dérégulés, actionnaires sans cœur, fonds d'investissement indifférents au sort de la planète. Mais à quoi bon dénoncer la cupidité des uns et la rapacité des autres, si on n'en dévoile pas les ressorts ? La source de notre asservissement est peut-être cachée dans le tréfonds de nos mentalités. Et si le vilain petit financier, c'était chacune et chacun d'entre nous ?
Face à un krach boursier ou une pandémie, l'État est capable de s'endetter massivement. Ce qui repose la question de fond : qui, en définitive, doit quoi à qui ?
Enjambant les débats ésotériques, cette Petite métaphysique du fric interroge ce qu'est la monnaie dans nos têtes, ce qu'elle devient entre nos mains, et défie notre tendance à désigner les coupables sans nous remettre en cause.


Mon avis :

J'ai souhaité lire cet ouvrage dans le cadre de mes études, car j'ai un cours de système monétaire et financier qui aborde les même problématiques que l'auteur, et je me suis dit que cela ferait un bel apport. 

Je l'ai trouvé relativement facile à lire. L'auteur n'utilise pas de jargon sans l'expliquer auparavant, et l'écriture est très fluide. L'auteur y aborde la création monétaire et ce jeu d'écriture entre dépôts bancaires et crédits accordés par les établissements de crédits. Il y aborde aussi la transformation des échéances.

Je ne m'étendrai pas davantage dans cette chronique car je pense que ce livre intéresse principalement les personnes travaillant dans la finance, mais si ce thème vous intéresse, je vous recommande vivement cet ouvrage qui est très intéressant tout en restant abordable.


Paul Clavier, Par ici la monnaie ! Petite métaphysique du fric, éditions Cerf, 4 juin 2020, 185 pages.

Je suis une légende, Richard Matheson

Résumé :

Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie.

Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil ... Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme. Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.

Mon avis :
Après avoir lu La route, de Cormac McCarthy, je reste dans cet esprit apocalyptique avec Je suis une légende, dont je connaissais déjà l'adaptation cinématographique.

Concernant la forme, j'ai beaucoup aimé la plume, très fluide et immersive de Richard Matheson. Ce livre se lit en voyant le film dans sa tête. Je dois dire qu'une fois lancé, on ne peut s'arrêter de lire et les pages se tournent toutes  seules. J'ai énormément aimé ce roman, et à chaque session lecture, j'avais du mal à m'arrêter. De plus l'auteur termine son récit avec un retournement de situation que je n'avais pas vu venir, et ce fut une réussite !

Concernant le fonds, j'ai trouvé ce récit très innovant malgré le fait que le scénario soit vu et revu. En effet on est face à une apocalypse zombie, et pourtant j'ai trouvé le point de vue de Robert Neville, le personnage principal, très novateur et original. Le récit se déroule entre 1976 et 1979, l'écriture est donc futuriste pour l'époque puisqu'il se déroule plus de vingt ans après l'année d'écriture. 

On aborde vraiment le côté scientifique des vampires. On se demande par exemple pourquoi les vampires ne sont actifs que la nuit, quel est l'impact des UV sur eux ; pourquoi reculent-ils devant l'ail, quelle est le composant de l'ail qui les fait fuir ? Quid des croix ? Quid des balles en argent ? L'auteur reprend tout les clichés millénaires sur les vampires, mais leur donne un coup de jeune avec un univers très moderne et scientifique, ce qui est très agréable. 
Robert Neville étudie au microscope le bacille responsable de cette "maladie" et fait énormément de recherches scientifiques sur le sujet. Initialement il cherche à créer un vaccin, puis se passionne sur le sujet. L'auteur parvient ainsi à captiver son lecteur. On est avec Neville dans son labo, et on a la sensation de faire les recherches avec lui.

Pour conclure, ce roman est vraiment très immersif et très bien écrit. Je ne peux que vous le recommander. De plus même si vous pensez connaître l'histoire pour avoir vu le film, le livre est beaucoup plus détaillé et passionnant.


Richard Matheson, Je suis une légende, première publication 1954, Folio SF, 2001, 228 pages

La route, Cormac McCarthy

Résumé :

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.


Mon avis :

J'ai découvert ce roman sur les recommandations de mon chéri. J'ai beaucoup aimé le style très épuré. Il n'y a pas de chapitre, simplement une succession de paragraphes courts.

En revanche je ne sais pas si ça vient de l'auteur ou du traducteur, mais il y a sans cesse des "et" ce qui alourdit beaucoup la lecture. Du coup je ne voyais plus que ça et j'avoue que cela a énormément perturbé ma lecture. J'ai failli abandonner le roman à 30 pages pour cette raison, mais j'ai tenu à m'accrocher, et effectivement cela vaut le coup !

Sur le fonds, nous suivons la relation d'un père et son fils livrés à eux-mêmes, devant survivre, minute après minute, ne pouvant plus se raccrocher à rien, n'ayant pas droit à une pause psychologique, devant tout le temps avancer, en danger permanent. Leurs péripéties sont très immersives et on a envie d'avancer pour savoir comment ils vont se sortir de situations parfois délicates ou dangereuses.

L'apocalypse a eut lieu, donc la Terre est totalement détruite, il y a eut beaucoup de morts, il n'y a plus d'infrastructures, plus de commerces, plus d'habitation. Il y a des survivants mais aucune entraide n'existe. En effet chacun tente de survivre et cache ses propres vivres, voire vole celles des autres.

L'auteur met parfois ses protagonistes dans des situations compliquées, et sait créer un suspens insoutenable par moment ! J'avais hâte de tourner les pages, impatiente de savoir ce qui allait se produite à tel ou tel détours, ou après avoir croisé telle ou telle personne.

Pour conclure, je ne suis pas fan de l'écriture, mais je vous conseille de passer outre et de vous accrocher car le fonds est vraiment génial. Pour ma part je vais me hâter de voir l'adaptation cinématographique !



Cormac McCarthy, La route, 2008, 2006 pour la première publication, Points, 251 pages

jeudi 31 décembre 2020

Les bébés de la consigne automatique, Ryû Murakami


Résumé
Hashi et Kiku, deux bébés abandonnés dans une consigne de gare, passent leur petite enfance dans un orphelinat. On suit en parallèle les destins des deux frères, décrivant le mécanisme qui les pousse à revivre sans cesse le traumatisme de leur enfance, racontant comment ces enfants purs et attachants passent du statut de victimes à celui de bourreaux

Mon avis
Ce roman se déroule au Japon, et il débute en 1972. On y suit Kiku et Hashi, deux enfants qui se sont rencontrés à l'orphelinat. 
Leur point commun ? Ils ont tous deux été abandonnés par leurs parents dans une consigne de gare, à peine quelques heures après leur naissance.
Là où, dans le même cas de figure, les bébés meurent habituellement et sont retrouvés trop tard, eux deux ont survécu.
Ils vont être ensemble tout au long du récit car ils seront adoptés par la même famille, et élevés comme des frères.
On va donc les suivre en quête de leur identité, les voir évoluer, être confrontés à la violence à l'école, aux moqueries des camarades,... Mais aussi lors de moments poétiques, comme lorsque Kazuyo, leur mère adoptive, les compare à une bogue contenant deux châtaignes ayant grandi dos à dos. 
Leur père adoptif est Shuichi Kuwayama, mais pour le coup il est assez discret et peu présent dans le récit.

Ce roman est très dur, les deux garçons sont marqués par leur histoire, et sont en quête perpétuelle de sérénité, qu'ils peinent à trouver. 
Kiku va se distinguer dans le sport, quand à Hashi il va devenir chanteur.
Je ne peux en dire plus au risque d'en révéler trop, mais il y aurait tellement à dire ! J'ai adoré cette lecture, qui m'a laissé dans un certain malaise. Ces deux protagonistes sont terriblement touchants, et on voudrait parfois pouvoir les aider, les prendre dans les bras et leur dire que ça va aller.
Ils ne parviennent pas à se construire pleinement, il restent toutes leur vie les bébés de la consigne automatique, et chacun de leurs actes va être influencé par cela.

Ce roman est vraiment abrupt, cru, violent et difficile. On suit ces deux garçons profondément marqués et cassés par leur histoire, qui ne se remettront jamais d'avoir été abandonnés, et qui vont construire leur vie sur des sables mouvants, étant à jamais instables mentalement et psychologiquement.

Concernant le rythme, l'auteur n'a pas lésiné. Il y a sans cesse des péripéties, le rythme est soutenu et on ne s'ennuie pas un seul instant.

Pour conclure ce récit est une grosse claque, que je vous recommande chaudement, quant à moi je vais m'empresser de voir l'adaptation cinématographique.


Ryû Murakami, Les bébés de la consigne automatique, J'ai Lu, 1996, 510 pages

L'Argent, Emile Zola

Résumé :
Dix-huitième volume des Rougon-Macquart, L'Argent est le premier grand western financier des temps modernes : bilans falsifiés, connivences politiques, fièvre spéculative, manipulations médiatiques, rumeurs, scandales, coups de bourse et coups de Jarnac, lutte à mort entre les loups-cerviers de la finance qui déjà rôdaient chez Balzac. S'inspirant de quelques faits divers retentissants, Zola décrit le culte nouveau du Veau d'or, la vie secrète de son temple, l'activité fiévreuse de ses desservants ; il dénombre ses élus et ses victimes. A l'heure des conflits économique planétaires, il faut revivre cette croisade et cette épopée du Capital. A l'heure où les audaces de la technologie bancaire nous font frémir, il faut relire cet hymne à la vie.

Mon avis :
Je poursuis ma découverte des Rougon Macquart, dans le désordre, avec ce dix-huitième tome. On va suivre Aristide Saccard, 50 ans, qui est le frère du ministre Eugène Rougon.

A travers lui le roman va se passer autour de la création de la banque universelle, des actionnaires et de la bourse. ici Emile Zola fait connaître au grand public le côté méconnu et un peu effrayant de la bourse.

Saccard veut repartir de zéro après une succession de mauvaises affaires. Il quitte donc son palais du parc Monceau et l'abandonne à ses créanciers. Il va donc temporairement être hébergé chez la princesse d'Orviedo rue St Lazare.

Il va avoir l'idée de fonder la banque universelle, destinée à financer des projets de mise en valeur du Moyen-Orient. Il va donc chercher à attirer des petits et moyens épargnants auxquels il va promettre de l'argent facile et rapide.

Par la suite, des communiqués, articles de presses, puis des rumeurs savamment dosées font s'envoler les titres de la société.

Saccard va se retrouver de nouveau au sommet de la gloire et de la puissance.
Je n'en dis pas pus sur l'intrigue. 

J'ai beaucoup aimé ce roman, qui m'aura accompagné presque toute l'année car je l'ai commencé en avril et terminé en décembre. J'ai d'abord lu un chapitre par-ci par-là, mais vers le milieu du roman je me suis vraiment plongée dedans pour le terminer, et à chaque session lecture j'étais vraiment immergée auprès de Saccard, voulant augmenter mon capital, cherchant à renforcer la confiance des actionnaires, étant stressée en même temps que lui, bref, j'ai beaucoup aimé ce roman.

Comme à chaque fois, je suis saisie par le talent de Zola pour nous immerger dans un nouvel univers à chacun de ses romans, et nous apprendre un million de choses.

Pour conclure je ne peux que vous recommander la lecture de ce roman. Et ce qui est merveilleux c'est que même si vous ne connaissez absolument rien à la finance, vous pourrez appréciez votre lecture, faites confiance à Zola !


Emile Zola, L'Argent, Livre de Poche, 1965, 501 pages.

mardi 27 octobre 2020

La terre des morts, Jean Christophe Grangé

Résumé
Le commandant Corso est saisi de l'enquête sur les meurtres de stripteaseuses à Paris et pense hériter d'une nouvelle affaire criminelle, mais il se trompe. Alors qu'un affrontement sans merci s'amorce avec son principal suspect, un peintre débauché et assassin, un nouvel adversaire change la donne : Claudia Muller, une avocate manipulatrice qui va projeter une lumière nouvelle sur cette affaire.

Mon avis : 
Je découvrais l'auteur à travers ce titre, et je me suis régalée ! 


D'abord sur le fond, je vous avoue que j'adore les thrillers assez glauques, durs et violents, et j'ai vraiment trouvé mon bonheur dans ce récit. 

En revanche si ce n'est pas votre fort, passez votre chemin ; en effet ce roman est assez violent et il faut à certains passages avoir les nerfs bien accrochés !

Nous suivons Stéphane Corso, un commandant qui travaille à la brigade criminelle et qui va mener une enquête sur des meurtres de stripteaseuses et sur Philippe Sobieski, un peintre soupçonné de meurtres.

Au fil de son enquête, nous allons immerger dans un univers assez spécial à base de bondage et de perversité sous toutes ses formes.

Nous suivons aussi Corso dans sa vie de couple, qui n'est pas de tout repos, auprès de sa femme Emilya et de son fils Thaddée. En effet cette-dernière l'accuse de ne pas être un bon père, et il devra faire ses preuves, sous peine de perdre la garde de son fils.


Sur la forme, les chapitres sont très courts, ce qui donne un très bon rythme de lecture, par la succession de scènes courtes et dynamiques. 

Le style est fluide, assez familier de part l'univers dans lequel prend place le récit, mais j'ai adoré.

Enfin le dénouement est juste extra, j'ai dévoré les dernières pages, voulant connaître le fin mot de l'histoire. 

Alors c'est mon premier Jean-Christophe Grangé, donc je ne connais pas encore ses ficelles et son style, mais pour le coup il m'a bien eue. Je me suis faite menée par le bout du nez jusqu'à la fin !


Pour conclure, je ne recommanderai pas ce roman à tout le monde, mais si vous avez lu ma chronique en entier et que ça vous parle, foncez !



Jean-Christophe GRANGE, La terre des morts, 2019, 672 pages, Livre de Poche

 

mardi 13 octobre 2020

Complètement cramé ! , Gilles Legardinier

Résumé :
En débarquant au domaine de Beauvillier, où personne ne sait qui il est réellement, il espère marcher sur les traces de son passé. Pourtant, rencontres et situations hors de contrôle vont en décider autrement... Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps, Odile, la cuisinière et ses problèmes explosifs, Manon, jeune femme de ménage perdue et Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui cherchait un moyen d'en finir va être obligé de tout recommencer...

Lassé d'un monde dans lequel il ne trouve plus sa place, privé de ceux qu'il aime et qui disparaissent un à un, Andrew Blake décide de quitter la direction de sa petite entreprise pour se faire engager comme majordome en France, le pays où il avait rencontré sa femme.

Mon avis :

J'ai découvert ce livre sur la recommandation de ma sœur qui l'a adoré.
Cela fait longtemps que j'entends parler des romans feel-good de Gilles Legardinier mais je n'en avais jamais lu. J'ai donc découvert l'auteur avec ce roman, et je ne regrette pas ma découverte !

Sur la forme, j'ai lu ce roman très rapidement, un vrai page-turner. L'écriture est fluide, drôle, rythmée, et on tourne les pages sans même s'en apercevoir.

Concernant le fonds, j'ai beaucoup aimé ce roman, qui nous fait prendre du recul sur notre propre vie, au regard de ce que vivent les protagonistes.
Certains moments sont très émouvants, d'autres nous font pouffer de rire, un vrai exutoire.

Pour conclure ce roman est un petit bijou qui fait du bien, à lire pour passer un bon moment, pour se sortir d'une panne de lecture, ou encore pour se remonter le moral en cas de coup de mou ! Je vous le recommande chaudement


Gilles Legardinier, Complètement cramé !, Pocket, 2014, 417 pages.

vendredi 9 octobre 2020

La confrérie de la dague noire, tome 8

Résumé :
Une guerre fait rage à l’insu des humains.  Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire. John Matthew a vécu parmi les humains, sans jamais suspecter sa nature de vampire jusqu’à ce que la Confrérie le trouve. même alors, son passé et sa véritable identité sont restés pour tous un mystère. lorsque sa vendetta personnelle à l’encontre de flhéau l’entraîne au cœur d’une guerre sans merci, il devra alors surmonter ses craintes afin de découvrir qui il est réellement. Car sans cela, il sera impuissant à venger son seul amour : Xhex, séquestrée et torturée par son pire ennemi.


Mon avis :
Ce roman m'a accompagné toute l'année 2020 puisque je l'ai commencé en mars, et terminé en septembre !
En effet j'ai eu du mal à être immergée dedans, pour autant je n'en tient pas rigueur au roman. Je pense juste que je me lasse de ce type de romance. Après l'avoir mis de côté plusieurs mois, je l'ai repris en septembre pour le terminer, et une fois replongée dedans, j'ai effectivement bien apprécié ma lecture.

Concernant la forme, les chapitres sont courts, ce qui donne du rythme à la lecture, je pouvais me poser même quelques minutes, et lire un chapitre ou deux, ce qui me permettait d'avancer rapidement.
Concernant le fonds, on suit ici Xhex et John, un couple attachant, comme tous les autres, mais aussi assez différent dans la mesure où les deux protagonistes sont tellement différents qu'ils ont du mal à se projeter l'un avec l'autre. 
Alors oui j'ai bien apprécié ce tome, pour autant, cette série reste très kitch, ce qui est léger et drôle quelques minutes, mais je commence à m'essouffler. 

Pour conclure, je ne déconseille pas ce tome. Ce ne fut pas mon préféré, mais la lecture en est agréable. Pour autant, la série compte maintenant 17 tomes, et je ne pense pas lire les suivants.


                                  
JR Ward, La confrérie de la dague noire, tome 8, l'Amant réincarné, Milady, 26 avril 2013

jeudi 10 septembre 2020

[Challenge] Semaine à lire du 21 au 28 août 2020

Bonjour à tous,

Une fois n'est pas coutume, au lieu d'une chronique, pour une fois je viens vous parler d'un challenge littéraire auquel j'ai participé.

Il s'agit de la Semaine à lire, qui a eu lieu du 21 au 28 août 2020.

Lien du groupe Facebook

Challenge organisé par Lilibouquine



*

Ce challenge a été une formidable opportunité pour moi de sortir d'une panne de lecture !

Lors de cette semaine, j'ai lu les deux titres suivants :

Le passeur, Lois Lowry, 220 pages

L'argent a ses raisons que la raison ignore, Dan Ariely et Jeff Kreisler, 336 pages

Soit 556 pages

Je suis ravie de m'être lancée dans ce challenge, qui m'a permis de me remettre le pied à l'étrier, moi qui ne lisait plus depuis plusieurs mois.

Et vous, vous y avez participé ?

:)


mardi 8 septembre 2020

Les chroniques d'un employé de banque, Christophe SOMMIER

Résumé :

Les chroniques d'un employé de Banque, ou 25 ans de carrière dans les agences bancaires, racontées au détours de rencontres, d'anecdotes, d'expériences, et bien plus encore.


Mon avis :

J'ai découvert ce livre au hasard d'une suggestion Amazon, et travaillant dans la banque, j'ai été de suite interpellée.

Le style est très fluide, plein d'humour, et quand on travaille dans le domaine et qu'on comprend toutes les subtilités des anecdotes racontées c'est un réel plaisir, car on se sent moins seul !

Même ne travaillant pas dans la banque, vous pouvez lire ce livre, ce qui vous permettra de comprendre mieux la banque en vous mettant un peu dans la peau de votre conseiller !


Concernant la forme par contre, j'ai parfois levé les yeux au ciel sur la mise en page. on ressent qu'il n'y a pas eu d'équipe de relecture, car certains paragraphes ont été mis en double, ce qui est un peu lourd à la lecture. 

Le début du roman est bien travaillé, découpé en chapitres ; mais vers la fin, l'auteur place des chroniques aléatoirement issues de sa page Facebook (là où initialement il les postait), et cela manque de travail éditorial. De plus il n'y a pas de pagination ce qui m'a manquée.


Pour conclure, je recommande cette lecture qui est très agréable, mais l'ouvrage mériterait une relecture.


Christophe Sommier, Les chroniques d'un employé de banque, 2018, 386 pages, autoédité

samedi 29 août 2020

L'argent a ses raisons que la raison ignore, Dan Ariely, Jeff Kreisler

Résumé :
Pourquoi un prix élevé suffit-il à nous persuader de la valeur d'un objet ? Comment expliquer qu'en vacances nous acceptions d'acheter 4 une boisson que nous refuserions de payer plus de 1 en temps normal ? Comment l'utilisation des cartes de crédit influence-t-elle le montant de nos dépenses ? Pourquoi payer, est-il un acte douloureux ? L'argent, se dit-on, n'est que chiffres, valeurs, montants objectifs. Or, nos émotions régissent nos comportements financiers bien plus que notre cerveau. Dans cet ouvrage original, Dan Ariely et Jeff Kreisler renversent avec humour nos certitudes sur le lien entre raison et argent et nous expliquent comment surmonter nos pires instincts pour mieux gérer nos finances. « Si vous voulez prendre de meilleures décisions financières, lisez ce livre ! Les deux auteurs rendent brillamment accessible l'économie comportementale. » Washington Post

Mon avis :
Je suis tombée sur cet essai par hasard à Cultura et le titre m'a de suite intriguée. Travaillant dans le monde bancaire, je me suis dit que ce livre serait probablement très enrichissant pour moi et je n'ai pas hésité longtemps avant de le prendre.
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé cette lecture, pour preuve le fait que je l'ai lu en quelques heures.

Concernant la forme, ce texte est très dynamique, bien mené, et drôle, ce qui donne envie de tourner les pages à toute vitesse.
De plus la mise en page, les chapitres courts et bien découpés nous permettent de vraiment avancer avec fluidité dans le livre.

Concernant le fonds, j'ai beaucoup aimé l'approche des deux auteurs, qui s'interrogent sur notre comportement face à l'argent ; mais bien au-delà, il s'interrogent aussi sur la sociologie de la consommation, le marketing, et bien d'autres choses encore. Ainsi cet essai est vraiment complet et très intéressant.
Après avoir le ce livre, on remet en question beaucoup de choses sur notre façon de consommer, notre rapport au marketing, et le fait que nous soyons si influençable, parfois sans même nous en rendre compte !
Pour conclure je vous recommande chaudement ce livre ! 
N'hésitez pas à me dire dans les commentaires si ce livre vous tente, et ce que que vous en avez pensé si vous le connaissiez déjà !


Dan Ariely, Jeff Kreisler, L'argent a ses raisons que la raison ignore, 24 avril 2019, Alisio, 336 pages

lundi 24 août 2020

Le passeur, Lois Lowry

Résumé :

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. La désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir. Elle seule sait comment était le monde quand il y avait encore des animaux, quand l’œil humain pouvait voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Lorsque Jonas aura douze ans, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.


Mon avis :

Je n'avais jamais lu ce classique dont j'entend tout le monde parler depuis des années ! J'ai donc décider de remédier à ce problème en découvrant enfin Le Passeur

Je l'ai commencé un soir, et je n'ai juste plus pu le lâcher ! J'ai été immergée dans l'histoire immédiatement. 

Concernant la forme, l'auteur mêle subtilement un petit suspens à son intrigue dès les premières pages du récit, et on sent que l'on va aller de surprises en surprises et de découvertes en découvertes.

Le lecteur est d'abord immergé au sein d'une famille qui semble aux premiers abords classique, et au fil des pages on découvre l'univers dans lequel ce récit prend place, et on ne peut s'arrêter de lire pour en savoir plus !

Concernant le fonds, le seul élément qui m'a un peu interpellé, est cette recherche de perfection du vocabulaire inculquée aux enfants, faisant d'eux de parfait petits adultes, employant un vocabulaire complexe dès trois ans. J'ai trouvé cela un peu invraisemblable, mais mis à part ce petit détail, j'ai adoré ce récit.

Je n'en dirai pas davantage sur l'intrigue pour ne rien révéler, mais j'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture et je vous la recommande chaudement si comme moi vous êtes passé à côté toutes ces années !

J'ai également aimé la fin du récit, même si je ne suis pas sûre d'avoir parfaitement saisi où voulait en venir l'auteur !e suis curieuse d'avoir vos avis sur la fin du roman ! Venez me dire ce que vous en avez pensé en commentaire ! :)


Lois Lowry, Le Passeur, Ecole des loisirs, Medium Poche, 219 pages, 1992. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Frédérique Pressmann

vendredi 21 août 2020

L'homme aux cercles bleus, Fred Vargas

Résumé :

"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?"
Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris.
Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu: trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent un maniaque, un joueur.
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de mauvais augure. Il le sait, il le sent: bientôt, de l'anodin saugrenu on passera au tragique. Il n'a pas tort.
Un matin, c'est le cadavre d'une femme égorgée que l'on trouve au milieu d'un de ces cercles bleus.

Mon avis :

C'est le premier livre que je lisais de Fred Vargas, et je me suis retrouvée immergée dans l'histoire dès les premières lignes !

Concernant le fonds nous suivons le commissaire Adamsberg, qui s'attache à ce qui pourrait d'abord sembler un fait divers, à savoir des cercles bleus tracés au sol dans les rues et entourant des objets. Ses collègues, notamment l'inspecteur Danglard, essayent de lui expliquer qu'il s'agit probablement d'une fantaisie d'un plaisantin, mais Adamsberg veut absolument enquêter sur ce mystère. 

Il s’avérera qu'il avait raison car quelques nuits plus tard, à la place d'un objet, c'est un corps qui est retrouvé dans le cercle. Je ne vous en révèle pas plus sur l'intrigue

Sur la forme, j'ai adoré ce roman. L'écriture est fluide, dynamique et très addictive. J'avais très envie d'avancer pour comprendre les mystères qui se cachent derrières ces cercles bleus ! De plus on imagine plusieurs dénouement et l'auteur nous mène en bateau jusqu'à la fin, où un retournement de situation nous surprend dans les dernières lignes, ce que j'ai adoré.


Fred Vargas, L'homme aux cercles bleus, J'ai Lu, 2005, 224 pages.

vendredi 17 avril 2020

L'arracheur de visages, Michael Prescott


Résumé :
Un effroyable maniaque chasse les femmes, la nuit dans un désert d'Arizona. Ce n'est hélas pas une image : il les traque comme du gibier pour les débarrasser de leur identité, pour leur faire "tomber le masque" comme il dit, c'est-à-dire pour les dépouiller de leur visage... C'est l'abominable expérience que subit Sharon Andrews, par exemple. Et une nouvelle victime est choisie par le docteur Cray (qui aurait pu être le professeur d'Hannibal Lecter) : il s'agit de Kaylie Mc Millan, une autre jeune femme elle-même coupable du meurtre de son mari douze années auparavant. Entre chasseur et proie, les rôles vont s'inverser à plusieurs reprises et il faudra beaucoup de talent à Roy Sheperd, de la police de Tucson, pour démêler les nœuds de cette effroyable affaire... 

Mon avis :
J'ai emprunté ce roman à ma mère le 24 janvier 2020, lors d'un week-end passé chez elle. Voulant lire du thriller un peu gore, le résumé m'a de suite attirée !

Je dois vous prévenir, ce roman ne se destine pas aux personnes sensibles qui seraient mal à l'aise avec le gore, le sang, la mutilation et la violence en tout genre.

Personnellement je suis toujours en recherche de romans plus gores et malsains, car j'adore lire  ce genre de récits, allez savoir pourquoi, et ce roman m'a donc attirée !

Et je dois dire que mon souhait a été exaucé, dans la mesure où ce roman est très réussi dans son genre ! Si vous êtes comme moi, foncez !

Je ne révélerai rien sur l'histoire car tout l'intérêt est d'entrer dans ce récit en en sachant le moins possible.

La structure de ce roman est somme toute assez classique, on suit en parallèle le tueur en série perpétrer ses meurtres, et l'enquêteur à la recherches d'indices. Pour autant l'auteur joue avec nos nerfs, on a des certitudes au début du récit, qui vont être mises à rudes épreuves !

J'ai trouvé que l'auteur mettait en scène à la perfection l'esprit humain et ses perversions.

Pour conclure, je m'excuse de ne pas parler du récit, mais ce serait déjà trop en dire. Je préfère ne pas risquer de spoiler. Je vous recommande ce roman chaudement, mais une fois encore, attention aux âmes sensibles !


Michael Prescott, L'arracheur de visages, J'ai Lu, 13 décembre 2015, 384 pages.