lundi 18 février 2019

La princesse des glaces, Camilla Läckberg

Résumé :
Erica Falck, trente-cinq ans, auteure de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée.
Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide.

Mon avis :
J'ai acheté ce livre en mai 2013, il était donc grand temps de le découvrir ! C'est en en parlant avec une amie qui a adoré cette série, que j'ai eu envie de le sortir de ma pile à lire !
Et j'ai vraiment adoré ! Maintenant j'ai hâte de découvrir les tomes suivants !

Il faut savoir qu'il y a pas mal de personnages, et j'ai au départ été perdue dans les liens qu'ils entretenaient, j'ai donc pris pas mal de notes au départ pour situer les protagonistes, mais après on les repère assez facilement.

Le récit débute par Eilert, un pêcheur qui, d'un commun accord, surveille la maison d'Alexandra en son absence car la jeune femme ne vient que rarement. Un jour il fait sa ronde dans la maison comme à son habitude, et découvre la jeune femme dans un bain de sang. Le récit va donc débuter, et l'on va chercher à savoir ce qui est arrivé à Alex.

J'ai beaucoup aimé le rythme, on va toujours de l'avant, et on engrène des indices au fur et à mesure. On se prend au jeu, et au même rythme qu'Erica, la meilleure amie d'enfance d'Alex, on essaye de résoudre l'enquête.

Je ne vous en révèle pas plus sur l'intrigue. Pour ma part j'ai beaucoup aimé ma lecture. L'auteure nous tient en haleine, et nous révèle des indices au fil de l'eau.

Le seul bémol que je pourrais soulever concerne certaines scènes que j'ai trouvé un peu trop mielleuses.

Pour conclure, c'est un roman très réussi que je vous recommande !


Camilla Läckberg, La princesse des glaces, Babel noir, 2008, 2004 pour la première publication, 508 pages. Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain.

Horrora Borealis, Nicolas Feuz

Résumé :
Sur les rives du lac de Neuchâtel, en Suisse, des coups de feu éclatent en plein festival de musique. Le site est évacué. La grande scène devient le théâtre d’une prise d’otages. Un négociateur intervient. Le groupe d’intervention de la police s’organise. Dans l’esprit de Walker, une seule question compte : que s’est-il passé en Laponie ? Ses souvenirs sont flous. Mais il est clair que, de longue date, il ne croit plus au Père Noël. Et vous, y croyez-vous encore ?

Mon avis :
J'ai demandé ce livre au Père Noël, je l'ai trouvé sous le sapin et je suis vraiment comblée moi qui recherchait un bon thriller bien glauque, j'ai été servie !

Le rythme est très bien mené, on ne le lâche pas. Chaque chapitre nous apporte un élément complémentaire qui remet en cause nos suppositions. On veut toujours avancer plus pour découvrir la réponse à cette question récurrente : "qu'est-ce qu'il s'est passé en Laponie ?"
Au fil des pages on imagine des scénarios, certains qui paraissent improbable mais après tout pourquoi pas ? L'auteur crée une elle tension que le lecteur se prend à imagier des explications toutes plus folles les unes que les autres. Et dans les dernières pages l'auteur parvient encore à nous surprendre.

Il faut savoir que j'ai dû prendre des notes pour situer les personnages, car ils sont nombreux et pour ma part j'étais un peu perdue au début.

Si vous aimez les thrillers malsains, un peu effrayants, vous allez vous régaler. En revanche si vous êtes un peu sensible ne vous y risquez pas, je préfère vous prévenir.


Nicolas Feuz, Horrora Borealis, Livre de Poche, 2016, 282 pages.

L'engrenage, Mémoires d'un trader, Jérôme Kerviel

Résumé :
Ce livre rompt le silence auquel je me suis astreint pendant plus de deux ans ; deux ans pendant lesquels mon nom a été traîné dans la boue par de trop nombreux journalistes, banquiers, hommes politiques ou avocats. Aujourd'hui j'estime qu'il est temps d'établir la vérité. A l'approche d'un procès décisif pour mon avenir, mais aussi pour le système bancaire, j'évoque tels que je les ai vécus les événements qui ont conduit à ma chute. Je refais le chemin qui transforma le simple employé que j'étais en trader. Je raconte dans le détail l'incroyable année 2007 où je fis gagner un milliard et demi à la Société Générale avant que la situation ne se retourne dès les premiers jours de 2008. Je décris de l'intérieur la réalité des salles de marchés et du monde des traders, et le cynisme d'un système qui tire profit de ceux qui travaillent pour lui, quitte a les lâcher en cas de défaillance. Lorsque je pénétrai dans la célèbre tour de La Défense en août 2000, je ne me doutais pas que, loin de passer la porte du paradis, j'entrai en enfer. Comme je ne me doutais pas qu'en franchissant le seuil du cabinet des juges d'instruction, la vérité n'éclaterait pas. Je souhaite que ce livre interpelle l'opinion publique sur la réalité des pratiques bancaires. Qu'elle y découvre le témoignage d'un homme qui reconnaît ses fautes mais refuse de payer pour un système financier devenu fou.

Mon avis :
J'ai adoré découvrir cette autobiographie. Je l'ai trouvée bien écrite, rythmée, bien menée. En un mot elle se lit très facilement.

Je connaissais l'histoire de Jérôme Kerviel par la presse un peu comme tout le monde, mais je ne m'étais jamais attachée à en savoir davantage. Ne connaissant pas les marchés financiers cette affaire semblait bien loin de mon champs de compréhension, mais travaillant maintenant dans le monde de la finance, j'ai eu envie d'en savoir un peu plus.

Ce roman reste la version des faits de l'auteur cependant je le trouve relativement impartial, car il explique aussi les torts qu'il a eut.

C'est une lecture très enrichissante si on veut savoir un peu comment se passe la journée type d'un trader, mais aussi pour avoir une vision en interne du monde de la bourse.

Pour conclure si le sujet vous attire, n'hésitez pas et ne vous sentez pas effrayés par le jargon car l'auteur simplifie les choses et vulgarise de façon à se faire comprendre du plus grand nombre.
Pour conclure je vous le recommande chaudement, je pense pour ma part le relire un jour.


Jérôme Kerviel, L'engrenage, Mémoires d'un trader, J'ai Lu, 2010, 251 pages.

Ragdoll, Danie Cole

Résumé :
Votre nom figure sur la liste du tueur. La date de votre mort aussi...
Un " cadavre " recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l'a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l'inspecteur " Wolf " Fawkes dirige l'enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l'inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d'autant que le tueur s'amuse à narguer les forces de l'ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Mon avis :
Ayant très envie de lire des thrillers en ce moment, je me suis dirigée vers ce roman, en ayant entendu beaucoup de bien sur les réseaux sociaux. Et je n'ai pas été déçue !

Je me suis régalée à la lecture de ce roman. D'abord le personnage principal Wolf est très attachant, j'ai beaucoup aimé le découvrir et le suivre au travers de son enquête.

Ensuite l'histoire est glauque et prenante à souhait, il faut aimer se faire peur et lire des scènes peu ragoutantes mais si c'est le cas, vous serez servis !

Enfin le rythme est très bien mené, très dynamique. On ne peut pas le lâcher jusqu'au dénouement, où l'on reste scotché !

Pour conclure c'est un roman que j'ai lu très vite et qui m'a comblée dans ma recherche d'un bon thriller, je ne peux que vous le recommander chaudement !


Daniel Cole, Ragdoll, Pocket, Mars 2018, 515 pages. Traduit de l'anglais par Nathalie Beurat.

La bête humaine, Emile Zola

Résumé :
Un mécanicien de locomotive, tourmenté par une lourde hérédité, et qui ne s'entend vraiment qu'avec sa machine... Une femme qui semble née pour faire le malheur de tous les hommes qui l'approchent... Un juge pétri de préjugés, prêt à renier la justice au profit de l'intérêt social ou politique... Tels sont les personnages de ce drame, un des plus sombres qu'ait imaginés le romancier des Rougon-Macquart.
Vivante et précise comme un reportage, puissante comme une épopée, son évocation du monde des chemins de fer au moment de leur âge d'or va de pair avec la vision d'une humanité en proie à ses démons héréditaires et sociaux - l'alcoolisme, la misère -, et chez qui la jalousie et la convoitise charnelle portent le meurtre comme la nuée porte l'orage.
Chez Zola, les choses surgissent égales dans leur réalité et se reflètent, élargies, jamais déformées, répugnantes ou séduisantes, laides ou belles indifféremment, dans ce miroir de vérité, grossissant, mais toujours fidèle et probe, que l'écrivain porte en lui.Maupassant, Choses et autres.

Mon avis :
Je poursuis ma découverte des Rougon-Macquart, et j'ai donc décidé de découvrir La Bête Humaine. Je ne vais pas passer par quatre chemins, je pense ne pas l'avoir lu au bon moment ou peut-être n'étais-je pas assez concentrée au moment où je l'ai commencé ; car je suis moins parvenue à m'immerger dans ce roman que dans les précédents livre de l'auteur que j'ai lus.

Je suis donc passée à côté de l'histoire, du moins au début. En effet vers le milieu du roman je suis davantage entrée dans l'histoire.

Concernant le fond, j'ai beaucoup aimé découvrir l'univers ferroviaire ainsi que celui du crime, qui sont les deux thèmes qu'a voulu aborder Zola dans ce récit.

L'auteur s'attache à nous décrire dans les moindre détails la conduite d'une locomotive, et la coopération nécessaire entre les différents membres de l'équipage.
On découvre aussi la face sombre de la nature humaine, la préméditation d'un crime, le désir de meurtre, l'empoisonnement discret, et j'en passe.

En un mot j'ai beaucoup aimé ce tome des Rougon-Macquart, bien que la lecture ait été moins fluide que celle des tomes que j'ai déjà lus.


Émile Zola, La Bête humaine, Garnier Flammarion, 1972, 382 pages. Chronologie, introduction et archives de l’œuvre par Robert A Jouanny, professeur à la faculté de lettres de Rouen.

dimanche 25 novembre 2018

Cupcake Club, tome 1, Donna Kauffman

Résumé :
Quand Leilani Trusdale, pâtissière émérite, se réfugie sur la petite île de Sugarberry, dans le sud des États-Unis, elle pense laisser derrière elle son passé new-yorkais. C’est alors que son ancien chef et mentor, Baxter Dunne, débarque sans crier gare pour tourner une émission culinaire dans sa boutique de cupcakes.
Avec son regard de braise, il a le don de faire rougir l’'adorable pâtissière… Ces deux-là ne partagent-ils pas davantage que leur goût immodéré pour le glaçage au chocolat ? 

Mon avis :
Je remercie encore Vanessa de cet envoi, j'avais gagné ce roman lors d'un concours (sur sa chaîne ou son blog je ne sais plus) en Août 2013, ça remonte ! Il m'aura donc fallut le temps mais je l'ai enfin découvert.

Concernant  le fond j'ai beaucoup aimé que le roman se déroule dans l'univers de la pâtisserie et de la télévision, j'ai trouvé ça très original.

Le personnage de Leilani, notre personnage principal, m'a beaucoup plu, elle est fraîche, sûre d'elle, intelligente et dynamique.
On la découvre au début du roman à la tête de sa propre pâtisserie, à gérer son commerce comme une professionnelle.
Puis on découvre son passé et on apprend qu'elle a vécu une histoire difficile lorsqu'elle était l'assistante de Baxter Dunne, un chef de renom qui anime une émission de télévision (Hot Cake) et qui a une pâtisserie du nom de Gâteau.
Je ne vous en révèle pas trop sur leur passé commun, mais toujours est-il que lorsque la rumeur court que Baxter doit passer dans Sugarberry (la ville où Leilani réside à présent) pour tourner une émission, cela ne l'enchante pas le moins du monde.

J'ai beaucoup aimé ce début de roman, j'ai aimé le rythme, et j'ai aimé découvrir une Leilani forte et rancunière envers Baxter. Mais vers les trois quarts du roman, l'atmosphère change,  et on en arrive à la forme...

Alors si j'avais bien aimé la forme dans les premières pages, elle ne m'a plus du tout plu sur la fin du roman. En effet lorsque les personnages se rapprochent, j'ai trouvé le style dégoulinant de mièvrerie, les dialogues sont tellement gentillets qu'ils en perdent en naturel.

De plus l'auteure m'a perdue car les personnages n'ont plus aucun intérêt, tout devient niais.

J'ai été vraiment déçue par la fin du roman, le début étant tellement chouette, j'en ai été déstabilisée, et du coup je ne pense pas lire le second tome.

Pour conclure, je ne vous déconseille pas cette lecture, c'est une romance qui fait son job, mais le style pèche un peu ce qui est un peu dommage.


Donna Kauffman Cupcake Club, tome 1, Milady, 21 septembre 2012, 432 pages. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Emmanuelle Detavernier.

lundi 12 novembre 2018

Zombies Zarbis, Marie Pavlenko, Carole Trébor

Résumé :
Il se passe des choses étranges dans le cimetière de Noirsant. À la nuit tombée, les morts se réveillent, papotent, prennent le thé et jouent aux osselets! Lorsque Romain, un habitant du village, rencontre Léo, une jeune zombie, il n’en croit pas ses yeux. Le cimetière de Noirsant abrite des morts-vivants! Seulement, celui-ci est menacé de démolition : Romain pourra-t-il aider les zombies zarbis?

Mon avis :
Tout d'abord je remercie les éditions Flammarion pour cet envoi. 
J'ai lu ce roman début novembre puisqu'il se prête parfaitement à une lecture "halloweenesque" de part le sujet traité, à savoir une aventure au cimetière, peuplé de revenants.

Concernant le fond, les personnages sont très attachants. Ils sont très bien construits et je les ai tout de suite apprécié. Même les personnages censés faire peur s'avère en fait très gentils. En effet ce roman se destine aux 9-13 ans donc l'ambiance est assez légère et pas top effrayante. De plus le récit est très bien rythmé, le roman se dévore, les pages se tournent toutes seules.

En ce qui concerne la forme, j'ai beaucoup aimé les illustrations. Elles sont très sombres et mettent bien dans cette ambiance de revenants et de monstres.
C'est un roman de qualité, très bien mené, et je lirai la suite avec plaisir. Je vous le recommande


Marie Pavlenko, Carole Trébor, Zombies Zarbis, Tome 1, Panique au cimetière, Flammarion jeunesse, 5 septembre 2018, 205 pages. Illustrations de Marc Lizano.