jeudi 10 septembre 2020

[Challenge] Semaine à lire du 21 au 28 août 2020

Bonjour à tous,

Une fois n'est pas coutume, au lieu d'une chronique, pour une fois je viens vous parler d'un challenge littéraire auquel j'ai participé.

Il s'agit de la Semaine à lire, qui a eu lieu du 21 au 28 août 2020.

Lien du groupe Facebook

Challenge organisé par Lilibouquine



*

Ce challenge a été une formidable opportunité pour moi de sortir d'une panne de lecture !

Lors de cette semaine, j'ai lu les deux titres suivants :

Le passeur, Lois Lowry, 220 pages

L'argent a ses raisons que la raison ignore, Dan Ariely et Jeff Kreisler, 336 pages

Soit 556 pages

Je suis ravie de m'être lancée dans ce challenge, qui m'a permis de me remettre le pied à l'étrier, moi qui ne lisait plus depuis plusieurs mois.

Et vous, vous y avez participé ?

:)


mardi 8 septembre 2020

Les chroniques d'un employé de banque, Christophe SOMMIER

Résumé :

Les chroniques d'un employé de Banque, ou 25 ans de carrière dans les agences bancaires, racontées au détours de rencontres, d'anecdotes, d'expériences, et bien plus encore.


Mon avis :

J'ai découvert ce livre au hasard d'une suggestion Amazon, et travaillant dans la banque, j'ai été de suite interpellée.

Le style est très fluide, plein d'humour, et quand on travaille dans le domaine et qu'on comprend toutes les subtilités des anecdotes racontées c'est un réel plaisir, car on se sent moins seul !

Même ne travaillant pas dans la banque, vous pouvez lire ce livre, ce qui vous permettra de comprendre mieux la banque en vous mettant un peu dans la peau de votre conseiller !


Concernant la forme par contre, j'ai parfois levé les yeux au ciel sur la mise en page. on ressent qu'il n'y a pas eu d'équipe de relecture, car certains paragraphes ont été mis en double, ce qui est un peu lourd à la lecture. 

Le début du roman est bien travaillé, découpé en chapitres ; mais vers la fin, l'auteur place des chroniques aléatoirement issues de sa page Facebook (là où initialement il les postait), et cela manque de travail éditorial. De plus il n'y a pas de pagination ce qui m'a manquée.


Pour conclure, je recommande cette lecture qui est très agréable, mais l'ouvrage mériterait une relecture.


Christophe Sommier, Les chroniques d'un employé de banque, 2018, 386 pages, autoédité

samedi 29 août 2020

L'argent a ses raisons que la raison ignore, Dan Ariely, Jeff Kreisler

Résumé :
Pourquoi un prix élevé suffit-il à nous persuader de la valeur d'un objet ? Comment expliquer qu'en vacances nous acceptions d'acheter 4 une boisson que nous refuserions de payer plus de 1 en temps normal ? Comment l'utilisation des cartes de crédit influence-t-elle le montant de nos dépenses ? Pourquoi payer, est-il un acte douloureux ? L'argent, se dit-on, n'est que chiffres, valeurs, montants objectifs. Or, nos émotions régissent nos comportements financiers bien plus que notre cerveau. Dans cet ouvrage original, Dan Ariely et Jeff Kreisler renversent avec humour nos certitudes sur le lien entre raison et argent et nous expliquent comment surmonter nos pires instincts pour mieux gérer nos finances. « Si vous voulez prendre de meilleures décisions financières, lisez ce livre ! Les deux auteurs rendent brillamment accessible l'économie comportementale. » Washington Post

Mon avis :
Je suis tombée sur cet essai par hasard à Cultura et le titre m'a de suite intriguée. Travaillant dans le monde bancaire, je me suis dit que ce livre serait probablement très enrichissant pour moi et je n'ai pas hésité longtemps avant de le prendre.
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé cette lecture, pour preuve le fait que je l'ai lu en quelques heures.

Concernant la forme, ce texte est très dynamique, bien mené, et drôle, ce qui donne envie de tourner les pages à toute vitesse.
De plus la mise en page, les chapitres courts et bien découpés nous permettent de vraiment avancer avec fluidité dans le livre.

Concernant le fonds, j'ai beaucoup aimé l'approche des deux auteurs, qui s'interrogent sur notre comportement face à l'argent ; mais bien au-delà, il s'interrogent aussi sur la sociologie de la consommation, le marketing, et bien d'autres choses encore. Ainsi cet essai est vraiment complet et très intéressant.
Après avoir le ce livre, on remet en question beaucoup de choses sur notre façon de consommer, notre rapport au marketing, et le fait que nous soyons si influençable, parfois sans même nous en rendre compte !
Pour conclure je vous recommande chaudement ce livre ! 
N'hésitez pas à me dire dans les commentaires si ce livre vous tente, et ce que que vous en avez pensé si vous le connaissiez déjà !


Dan Ariely, Jeff Kreisler, L'argent a ses raisons que la raison ignore, 24 avril 2019, Alisio, 336 pages

lundi 24 août 2020

Le passeur, Lois Lowry

Résumé :

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. La désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir. Elle seule sait comment était le monde quand il y avait encore des animaux, quand l’œil humain pouvait voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Lorsque Jonas aura douze ans, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.


Mon avis :

Je n'avais jamais lu ce classique dont j'entend tout le monde parler depuis des années ! J'ai donc décider de remédier à ce problème en découvrant enfin Le Passeur

Je l'ai commencé un soir, et je n'ai juste plus pu le lâcher ! J'ai été immergée dans l'histoire immédiatement. 

Concernant la forme, l'auteur mêle subtilement un petit suspens à son intrigue dès les premières pages du récit, et on sent que l'on va aller de surprises en surprises et de découvertes en découvertes.

Le lecteur est d'abord immergé au sein d'une famille qui semble aux premiers abords classique, et au fil des pages on découvre l'univers dans lequel ce récit prend place, et on ne peut s'arrêter de lire pour en savoir plus !

Concernant le fonds, le seul élément qui m'a un peu interpellé, est cette recherche de perfection du vocabulaire inculquée aux enfants, faisant d'eux de parfait petits adultes, employant un vocabulaire complexe dès trois ans. J'ai trouvé cela un peu invraisemblable, mais mis à part ce petit détail, j'ai adoré ce récit.

Je n'en dirai pas davantage sur l'intrigue pour ne rien révéler, mais j'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture et je vous la recommande chaudement si comme moi vous êtes passé à côté toutes ces années !

J'ai également aimé la fin du récit, même si je ne suis pas sûre d'avoir parfaitement saisi où voulait en venir l'auteur !e suis curieuse d'avoir vos avis sur la fin du roman ! Venez me dire ce que vous en avez pensé en commentaire ! :)


Lois Lowry, Le Passeur, Ecole des loisirs, Medium Poche, 219 pages, 1992. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Frédérique Pressmann

vendredi 21 août 2020

L'homme aux cercles bleus, Fred Vargas

Résumé :

"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?"
Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris.
Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu: trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent un maniaque, un joueur.
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de mauvais augure. Il le sait, il le sent: bientôt, de l'anodin saugrenu on passera au tragique. Il n'a pas tort.
Un matin, c'est le cadavre d'une femme égorgée que l'on trouve au milieu d'un de ces cercles bleus.

Mon avis :

C'est le premier livre que je lisais de Fred Vargas, et je me suis retrouvée immergée dans l'histoire dès les premières lignes !

Concernant le fonds nous suivons le commissaire Adamsberg, qui s'attache à ce qui pourrait d'abord sembler un fait divers, à savoir des cercles bleus tracés au sol dans les rues et entourant des objets. Ses collègues, notamment l'inspecteur Danglard, essayent de lui expliquer qu'il s'agit probablement d'une fantaisie d'un plaisantin, mais Adamsberg veut absolument enquêter sur ce mystère. 

Il s’avérera qu'il avait raison car quelques nuits plus tard, à la place d'un objet, c'est un corps qui est retrouvé dans le cercle. Je ne vous en révèle pas plus sur l'intrigue

Sur la forme, j'ai adoré ce roman. L'écriture est fluide, dynamique et très addictive. J'avais très envie d'avancer pour comprendre les mystères qui se cachent derrières ces cercles bleus ! De plus on imagine plusieurs dénouement et l'auteur nous mène en bateau jusqu'à la fin, où un retournement de situation nous surprend dans les dernières lignes, ce que j'ai adoré.


Fred Vargas, L'homme aux cercles bleus, J'ai Lu, 2005, 224 pages.

vendredi 17 avril 2020

L'arracheur de visages, Michael Prescott


Résumé :
Un effroyable maniaque chasse les femmes, la nuit dans un désert d'Arizona. Ce n'est hélas pas une image : il les traque comme du gibier pour les débarrasser de leur identité, pour leur faire "tomber le masque" comme il dit, c'est-à-dire pour les dépouiller de leur visage... C'est l'abominable expérience que subit Sharon Andrews, par exemple. Et une nouvelle victime est choisie par le docteur Cray (qui aurait pu être le professeur d'Hannibal Lecter) : il s'agit de Kaylie Mc Millan, une autre jeune femme elle-même coupable du meurtre de son mari douze années auparavant. Entre chasseur et proie, les rôles vont s'inverser à plusieurs reprises et il faudra beaucoup de talent à Roy Sheperd, de la police de Tucson, pour démêler les nœuds de cette effroyable affaire... 

Mon avis :
J'ai emprunté ce roman à ma mère le 24 janvier 2020, lors d'un week-end passé chez elle. Voulant lire du thriller un peu gore, le résumé m'a de suite attirée !

Je dois vous prévenir, ce roman ne se destine pas aux personnes sensibles qui seraient mal à l'aise avec le gore, le sang, la mutilation et la violence en tout genre.

Personnellement je suis toujours en recherche de romans plus gores et malsains, car j'adore lire  ce genre de récits, allez savoir pourquoi, et ce roman m'a donc attirée !

Et je dois dire que mon souhait a été exaucé, dans la mesure où ce roman est très réussi dans son genre ! Si vous êtes comme moi, foncez !

Je ne révélerai rien sur l'histoire car tout l'intérêt est d'entrer dans ce récit en en sachant le moins possible.

La structure de ce roman est somme toute assez classique, on suit en parallèle le tueur en série perpétrer ses meurtres, et l'enquêteur à la recherches d'indices. Pour autant l'auteur joue avec nos nerfs, on a des certitudes au début du récit, qui vont être mises à rudes épreuves !

J'ai trouvé que l'auteur mettait en scène à la perfection l'esprit humain et ses perversions.

Pour conclure, je m'excuse de ne pas parler du récit, mais ce serait déjà trop en dire. Je préfère ne pas risquer de spoiler. Je vous recommande ce roman chaudement, mais une fois encore, attention aux âmes sensibles !


Michael Prescott, L'arracheur de visages, J'ai Lu, 13 décembre 2015, 384 pages.

Lebensborn, Boris Thiolay

Résumé
Erwin, Gisèle, Walter, Christiane ont aujourd'hui près de 70 ans. Ces Français, marqués à jamais parle sceau de leur étrange origine, sont nés dans une maternité SS. Leur secret renvoie à l'un des projets nazis les plus terrifiants entrepris entre 1935 et 1945: créer une "race supérieure", future élite du Ille Reich. Ce livre raconte la création de nurseries spéciales, les Lebensborn, par la SS. Les deux parents étaient sélectionnés selon leur "pureté raciale aryenne" : grands, blonds, les yeux bleus. Les nourrissons y étaient abandonnés, puis adoptés par des familles modèles. Leur véritable identité était alors falsifiée. Ces enfants devenus adultes dévoilent pour la première fois leur histoire, depuis leur naissance dans un établissement du Lebensborn jusqu'à la maison-mère de l'organisation, ainsi que leur quête vertigineuse pour retrouver, des décennies plus tard, la trace de leurs parents. Une enquête inédite qui met au jour une part sombre de l'histoire de France.

Mon avis
J'ai lu ce roman en juillet 2019. Je l'avais acheté il y a des années, en mars 2012, mais je ne l'ai lu que récemment. Ainsi j'ai eu du mal à me plonger dedans. 

Cet ouvrage est un reportage, réalisé par Boris Thiolay. On avance  dans l'enquête sur les Lebensborn au rythme des découvertes de l'auteur. J'ai aimé suivre les péripéties de l'auteur et évoluer avec lui dans son parcours de témoignages en témoignages, essayer d'en comprendre davantage sur ces maisons de naissances des enfants aryens.

Sur la forme, ce récit manque parfois de rythme, ainsi si on souhaite en savoir davantage, on a parfois du mal à avancer car le récit est assez lent.


Boris Thiolay, Lebensborn, La fabrique des enfants parfaits : Ces Français qui sont nés dans une maternité SS, Flammarion, collection Enquête, 10 mars 2012, 315 pages