Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie.
Richard Matheson, Je suis une légende, première publication 1954, Folio SF, 2001, 228 pages
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie.
Richard Matheson, Je suis une légende, première publication 1954, Folio SF, 2001, 228 pages
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.
Mon avis :
J'ai découvert ce roman sur les recommandations de mon chéri. J'ai beaucoup aimé le style très épuré. Il n'y a pas de chapitre, simplement une succession de paragraphes courts.
En revanche je ne sais pas si ça vient de l'auteur ou du traducteur, mais il y a sans cesse des "et" ce qui alourdit beaucoup la lecture. Du coup je ne voyais plus que ça et j'avoue que cela a énormément perturbé ma lecture. J'ai failli abandonner le roman à 30 pages pour cette raison, mais j'ai tenu à m'accrocher, et effectivement cela vaut le coup !
Sur le fonds, nous suivons la relation d'un père et son fils livrés à eux-mêmes, devant survivre, minute après minute, ne pouvant plus se raccrocher à rien, n'ayant pas droit à une pause psychologique, devant tout le temps avancer, en danger permanent. Leurs péripéties sont très immersives et on a envie d'avancer pour savoir comment ils vont se sortir de situations parfois délicates ou dangereuses.
L'apocalypse a eut lieu, donc la Terre est totalement détruite, il y a eut beaucoup de morts, il n'y a plus d'infrastructures, plus de commerces, plus d'habitation. Il y a des survivants mais aucune entraide n'existe. En effet chacun tente de survivre et cache ses propres vivres, voire vole celles des autres.
L'auteur met parfois ses protagonistes dans des situations compliquées, et sait créer un suspens insoutenable par moment ! J'avais hâte de tourner les pages, impatiente de savoir ce qui allait se produite à tel ou tel détours, ou après avoir croisé telle ou telle personne.
Pour conclure, je ne suis pas fan de l'écriture, mais je vous conseille de passer outre et de vous accrocher car le fonds est vraiment génial. Pour ma part je vais me hâter de voir l'adaptation cinématographique !
Cormac McCarthy, La route, 2008, 2006 pour la première publication, Points, 251 pages
Résumé :
Le commandant Corso est saisi de l'enquête sur les meurtres de stripteaseuses à Paris et pense hériter d'une nouvelle affaire criminelle, mais il se trompe. Alors qu'un affrontement sans merci s'amorce avec son principal suspect, un peintre débauché et assassin, un nouvel adversaire change la donne : Claudia Muller, une avocate manipulatrice qui va projeter une lumière nouvelle sur cette affaire.
Mon avis :
Je découvrais l'auteur à travers ce titre, et je me suis régalée !
D'abord sur le fond, je vous avoue que j'adore les thrillers assez glauques, durs et violents, et j'ai vraiment trouvé mon bonheur dans ce récit.
En revanche si ce n'est pas votre fort, passez votre chemin ; en effet ce roman est assez violent et il faut à certains passages avoir les nerfs bien accrochés !
Nous suivons Stéphane Corso, un commandant qui travaille à la brigade criminelle et qui va mener une enquête sur des meurtres de stripteaseuses et sur Philippe Sobieski, un peintre soupçonné de meurtres.
Au fil de son enquête, nous allons immerger dans un univers assez spécial à base de bondage et de perversité sous toutes ses formes.
Nous suivons aussi Corso dans sa vie de couple, qui n'est pas de tout repos, auprès de sa femme Emilya et de son fils Thaddée. En effet cette-dernière l'accuse de ne pas être un bon père, et il devra faire ses preuves, sous peine de perdre la garde de son fils.
Sur la forme, les chapitres sont très courts, ce qui donne un très bon rythme de lecture, par la succession de scènes courtes et dynamiques.
Le style est fluide, assez familier de part l'univers dans lequel prend place le récit, mais j'ai adoré.
Enfin le dénouement est juste extra, j'ai dévoré les dernières pages, voulant connaître le fin mot de l'histoire.
Alors c'est mon premier Jean-Christophe Grangé, donc je ne connais pas encore ses ficelles et son style, mais pour le coup il m'a bien eue. Je me suis faite menée par le bout du nez jusqu'à la fin !
Pour conclure, je ne recommanderai pas ce roman à tout le monde, mais si vous avez lu ma chronique en entier et que ça vous parle, foncez !
Jean-Christophe GRANGE, La terre des morts, 2019, 672 pages, Livre de Poche
Lassé d'un monde dans lequel il ne trouve plus sa place, privé de ceux qu'il aime et qui disparaissent un à un, Andrew Blake décide de quitter la direction de sa petite entreprise pour se faire engager comme majordome en France, le pays où il avait rencontré sa femme.
Mon avis :

Résumé :
Une guerre fait rage à l’insu des humains. Six vampires protègent leur espèce contre la Société des éradiqueurs. Ils sont regroupés au sein de la mystérieuse Confrérie de la dague noire. John Matthew a vécu parmi les humains, sans jamais suspecter sa nature de vampire jusqu’à ce que la Confrérie le trouve. même alors, son passé et sa véritable identité sont restés pour tous un mystère. lorsque sa vendetta personnelle à l’encontre de flhéau l’entraîne au cœur d’une guerre sans merci, il devra alors surmonter ses craintes afin de découvrir qui il est réellement. Car sans cela, il sera impuissant à venger son seul amour : Xhex, séquestrée et torturée par son pire ennemi.
Mon avis :
Ce roman m'a accompagné toute l'année 2020 puisque je l'ai commencé en mars, et terminé en septembre !
En effet j'ai eu du mal à être immergée dedans, pour autant je n'en tient pas rigueur au roman. Je pense juste que je me lasse de ce type de romance. Après l'avoir mis de côté plusieurs mois, je l'ai repris en septembre pour le terminer, et une fois replongée dedans, j'ai effectivement bien apprécié ma lecture.
Concernant la forme, les chapitres sont courts, ce qui donne du rythme à la lecture, je pouvais me poser même quelques minutes, et lire un chapitre ou deux, ce qui me permettait d'avancer rapidement.
Concernant le fonds, on suit ici Xhex et John, un couple attachant, comme tous les autres, mais aussi assez différent dans la mesure où les deux protagonistes sont tellement différents qu'ils ont du mal à se projeter l'un avec l'autre.
Alors oui j'ai bien apprécié ce tome, pour autant, cette série reste très kitch, ce qui est léger et drôle quelques minutes, mais je commence à m'essouffler.
Pour conclure, je ne déconseille pas ce tome. Ce ne fut pas mon préféré, mais la lecture en est agréable. Pour autant, la série compte maintenant 17 tomes, et je ne pense pas lire les suivants.
JR Ward, La confrérie de la dague noire, tome 8, l'Amant réincarné, Milady, 26 avril 2013