mercredi 22 août 2018

L'espoir des Neshov, Anne B Ragde

Résumé :
Après des années de splendeur puis de misère, la ferme des Neshov est désormais à l'abandon et la famille éclatée. 

Seul à Trondheim, Margido s'est tourné vers Dieu et se voue à son entreprise de pompes funèbres, mais peine à s'épanouir dans sa vie privée. À la tombée du jour, ni les tartines trop riches, ni les soirées dans son sauna personnel ne comblent le vide. 

À Copenhague, en revanche, pour son frère Erlend et son compagnon Krumme, désormais heureux parents de trois bambins, les journées ne connaissent aucun répit. Pris dans le tourbillon des couches, des biberons et des bobos, ils en viendraient presque à s'oublier eux-mêmes. 
Quant à leur nièce Torunn, installée à Oslo avec Christer, elle s'interroge sur l'avenir d'une relation dans laquelle tromperies et résignation ont succédé à un temps de folle passion. 
À quarante ans, les choix qui se profilent seront cruciaux. 

Une famille, quatre destins, quatre existences ancrées dans des réalités bien différentes que chacun questionne afin de trouver sa place dans le monde. 

Mais après tout, la vie n'est-elle pas cette quête permanente portée par l'espoir de trouver sa plénitude ?

Mon avis :
J'ai beaucoup aimé ce quatrième tome. Il y a encore une fois beaucoup de dynamisme et de rythme. Il y a aussi dans l'écriture d'Anne B Ragde beaucoup d'humour et de légèreté pour contrebalancer des sujets graves et importants.

J'ai pour ma part lu ce tome très peu de temps après le troisième, mais dans le cas contraire, l'auteure fait un petit rappel au début du récit de ce qui est arrivé aux différents protagonistes dans les tomes précédents. J'ai trouvé ça plutôt bien pensé car c'est très court, ça permet juste de se remémorer le tome précédent pour repartir pleinement dans le quatrième.
 
Les personnages sont tous très attachants. Dans ce tome on s'attache beaucoup au personnage de Torunn : j'ai beaucoup aimé les moments un peu introspectifs où elle s'interroge sur sa vie, sur ses vrais besoins et sur ses remises en question.
On en apprend plus sur Margido également, ce que j'ai beaucoup aimé car j'ai de l'affection pour ce personnage. Lui qui travaille dans les pompes funèbres donne aux gens une première impression assez austère, comme dit Torunn : "un rectangle gris", alors qu'en réalité sous son apparence distante et froide se cache un homme fiable, très humain, spirituel, et sincèrement gentil.

Quant à la fin, elle est celle qui parait la plus logique. L'auteure aurait pu amener ce dénouement à la fin du troisième tome, pour autant ce dernier tome nous permet de savourer encore plus la résolution de cette saga.

Pour conclure je vous recommande chaudement cette série qui est vraiment très bien écrite, qui se place dans son époque, avec des sujets actuels, et surtout qui permets de soulever des problématiques très diverses desquelles on ressort enrichi.


Anne B Ragde, L'espoir des Neshov, 10/18, 2017, 2016 pour la première publication, 358 pages.

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Ma chronique du tome 1 était postée sur mon ancien blog
Ma chronique du tome 2 (lien)
Ma chronique du tome 3 (lien)

dimanche 19 août 2018

Le crime est notre affaire, Agatha Christie

Résumé :
Le couple Beresford s’ennuie : elle à la maison, lui dans son bureau des Services Secrets britanniques. Aussi quand le chef des services spéciaux leur propose de reprendre une agence internationale de détectives, ils sautent sur l’occasion, trop heureux d’être à nouveau ensemble sur le terrain. En dix-sept nouvelles, Agatha Christie va mettre en scène ce couple qu’elle adore et auquel elle s’identifie : les Beresford, des détectives drôles et futés auxquels aucune affaire ne résiste. C’est aussi l’occasion en dix-sept pastiches, de rendre hommage aux grands noms de la littérature de « détection » anglo-saxonne : le Père Brown, Chesterton, la Baronne Orczy… sans oublier Sherlock Holmes bien sûr !

Mon avis :
Ce roman est la suite de Associés contre le crime. Je l'ai donc lu juste après. Je n'ai pas grand chose à ajouter, ayant déjà tout dit dans ma chronique du premier tome.

On suit Tommy et Tuppence qui gèrent une agence de détectives privés depuis que le chef de la police le leur a suggéré. Les enquêtes sont très bien menées, et on peut jouer le jeu d'en découvrir le dénouement en même temps que nos détectives. Le chapitre intitulé L'agent n°16 a été mon enquête préférée.

Le couple fait beaucoup de références à d'autres détectives célèbres à travers la littérature ce qui est assez ludique. C'est un roman qui se lit très rapidement, qui est très bien mené, et qui saura vous faire passer un agréable moment de lecture.


Agatha Christie, Le crime est notre affaire, éditions du Masque, 1972, 186 pages.

Associés contre le crime, Agatha Christie

Résumé :
Tommy et Tuppence Beresford, après avoir traversé la période héroïque et combien excitante de la Résistance, s'ennuient quelque peu. Le douillet train-train de la vie quotidienne et leur amour sans orage commencent à leur peser. Tommy et Tuppence rêvent d'aventures exaltantes et, à force d'être souhaitée, l'aventure arrive avec la proposition qui leur est faite de diriger une agence de détectives... C'est là le point de départ d'une série d'entreprises périlleuses et variées dont le sympathique jeune couple se tirera toujours au mieux... 

Mon avis :
J'ai décidé de lire ce roman pour le challenge week-end à 1000. C'est en effet un court roman qui se lit très vite, et que j'ai bien aimé.
Dans ce roman on suit Tuppence et Tommy Beresford qui s'ennuient un peu et qui sont en manque d'actions.
Mr Carter, chef de la police mais également un de leurs amis, a racheté l'"Agence internationale de détectives privés Théodore Blunt" et leur propose officieusement de la gérer à eux deux. Ils se lancent donc dans cette nouvelle aventure et ont le champ libre pour la gérer comme ils le souhaitent.

Les différentes enquêtes qui s'ensuivent sont bien menées et intéressantes. Le style est fluide, et il y a beaucoup d'humour.  Les chapitres se suivent et chaque chapitre relate une enquête, alors certaines enquêtes sont un peu moins prenantes que d'autres, mais globalement le récit est très sympa.

Le couple formé par Tommy et Tuppence est très attachant. De plus je me suis vraiment prise au jeu et j'ai bien aimé m'interroger sur le dénouement des intrigues.

Pour conclure c'est un roman policier réussi et très sympathique, que je vous recommande.


Agatha Christie, Associés contre le crime, éditions du Masque, 1972, 186 pages.

La planète des singes, Pierre Boulle

Résumé :
Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C'est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d'une planète proche de Bételgeuse : on aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s'y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s'emparent d'Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité...

Mon avis :
Avant de lire ce livre, j'avais vu les adaptations avec Andy Serkis dans le rôle de César, à savoir les plus récentes ; et j'avais aussi vu la première adaptation (celle de 1968) avec Charlton Eston.

Pour la petite anecdote, je me souviens avoir parlé de ce livre avec une prof en 2nde, et c'est elle qui m'avait donné envie de le lire, ça fait donc depuis 2007 que ce roman est dans ma PAL, sans commentaire ! Alors j'ai lu ce roman en lecture commune avec Fabien, c'est notre 3ème LC, et si les précédentes ne furent pas fameuses (deux abandons pour ma part), celle-ci fut une réussite ! En effet je me suis régalée ! 

En lisant les premières pages j'ai d'abord été déboussolée de découvrir les astronautes Phyllis et Jinn dans leur vaisseau. Je ne me souvenais plus que l'histoire commençait de cette façon. Dès cette scène d'ouverture, l'auteur à réussi à m'immerger dans son histoire.

J'ai beaucoup aimé la relation entre Zira la scientifique de la planète Soror et Ulysse notre héros. Ils échangent leurs connaissances et c'est assez intéressant.

Le style est vraiment fluide et le rythme est très bien géré. On ne peut s'empêcher de tourner les pages pour découvrir les péripéties qui arrivent à nos protagonistes.
Autre élément, les images du film me revenait en tête au fur et à mesure de ma lecture, ce qui était plutôt chouette.

J'ai particulièrement adoré la fin, qui m'a vraiment étonnée. Je ne me souvenais plus de la fin du film et j'ai donc savouré pleinement les dernières pages du livres. J'ai en effet vraiment adoré le retournement de situation, qui m'a fait l'effet d'un mauvais rêve qu'aurait fait Ulysse ; il se réveille et s'aperçoit que ce n'était pas un cauchemar. Je n'en dis pas plus, mais je ne peux que vous recommander de lire ce livre si ce n'est pas déjà fait !


Pierre Boulle, La planète des singes, Pocket, 1963, 189 pages.

La chronique de Fabien (lien)

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Je profite de ce billet pour faire un point sur les différentes adaptations, car j'aimerais bien me lancer le challenge de toutes les voir.

  • 1ère adaptation : La planète des singes (1968)

Film de Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston, Roddy McDowall, Kim Hunter

  • 2ème adaptation : Le secret de la planète des singes (1970)

Film de Ted Post avec James Franciscus, Kim Hunter, Maurice Evans

  • 3ème adaptation : Les évadés de la planète des singes (1971)
Film de Don Taylor avec Roddy McDowall, Kim Hunter, Bradford Dillman

  • 4ème adaptation : La conquête de la planète des singes (1972)
Film de J. Lee Thompson avec Roddy McDowall, Don Murray, Natalie Trundy

  • 5ème adaptation : La bataille de la planète des singes (1973)
Film de J. Lee Thompson avec Roddy McDowall, Claude Akins, Natalie Trundy

  • 6ème adaptation : La planète des singes (2001)
Film de Tim Burton avec Mark Wahlberg, Tim Roth, Helena Bonham Carter

  • 7ème adaptation : La planète des singes : Les origines (2011)
Film de Rupert Wyatt avec Andy Serkis, James Franco, Freida Pinto

  • 8ème adaptation : La planète des singes : l'affrontement (2014)
Film de Matt Reeves avec Andy Serkis, Jason Clarke, Gary Oldman

  • 9ème adaptation : La planète des singes : Suprématie (2017)
Film de Matt Reeves avec Andy Serkis, Woody Harrelson, Steve Zahn


Running man, Stephen King

Résumé :
Premier quart du xxie siècle. La dictature s’est installée aux États-Unis. La télévision, arme suprême du nouveau pouvoir, règne sans partage sur le peuple. Une chaîne unique diffuse une émission de jeux suivie par des millions de fans : c’est « La Grande Traque ». Ben Richards, un homme qui n’a plus rien à perdre, décide de s’engager dans la compétition mortelle.
Pendant trente jours il devra fuir les redoutables « chasseurs » lancés sur sa piste et activement aidés par une population encouragée à la délation. Tous les moyens sont bons pour éliminer Ben Richards…
Dans ce livre terrifiant, le maître incontesté du suspense, le grand écrivain américain Stephen King, alias Richard Bachman, nous fait vivre cette diabolique course contre la mort sans nous laisser un instant de répit. Fascinant.

Mon avis :
Toujours dans l'optique de découvrir la bibliographie de Stephen King, j'ai découvert Running Man après que mon copain m'ait dit avoir adoré. De plus ça fait assez longtemps que je voulais découvrir ce livre.
Pour la petite anecdote, je l'ai commencé un peu par hasard un mercredi soir alors que je prenais un bain et que je voulais lire. Je venais d'arroser par mégarde ma lecture en cours (oups!), je l'ai donc mise à sécher et j'ai attrapé ma liseuse ! J'ai donc lu ce roman en eBook. En plus c'est un livre très court qui se lit très rapidement.

J'ai une relation assez compliquée avec Stephen King, je suis passée à côté de plusieurs de ses romans, comme Dreamcatcher ou Histoire de Lisey ; mais à côté de ça j'ai adoré certains autres de ses récits (Misery, La Ligne verte ou encore Marche ou crève). Du coup je ne sais jamais à quoi m'attendre en découvrant un nouveau roman. Et pour le coup, j'ai adoré Running man !

Dans ce roman on suit Ben Richards qui va tenter de participer à un jeu télévisé pour aider sa famille financièrement. Sa femme Sheila ne travaille pas et se prostitue parfois pour gagner quelques euros pour payer des médicaments à leur fille Cathy qui souffre de la grippe. Rappelons que nous sommes dans un roman d'anticipation sous un régime totalitaire.

Le rythme est vraiment très bien mené. Les chapitres sont décroissants, en compte à rebours. On suit l'inexorable avancée du temps vers une chute que l'on devine dramatique.

J'ai adoré le personnage de Ben Richards. Je l'ai trouvé drôle, décalé, insolent, et très attachant.
Les personnages qui travaillent pour la télévision, comme Kilian, sont assez excentrique et m'ont un peu fait pensé au Capitole que l'on trouve dans la série Hunger Games.

L'auteur imagine son récit au 21ème siècle, vers 2025, alors qu'il a été écrit en 1982. Certains éléments sont assez justes, comme par exemple l'émission de télé à laquelle Ben participe à savoir La grande traque puisqu'on peut tout à fait imaginer qu'elle existe un jour, vu l'importance que prend la télévision de nos jours et le type d'émissions qui fait de l'audimat.

Pour conclure, c'est un roman très réussi et assez troublant car bien que dramatique, tout à fait cohérent. Je n'ai pas vu l'adaptation avec Arnold Schwarzenegger mais je pense la voir pour compléter ma découverte de l'oeuvre. Si vous l'avez lu ou que vous avez vu le film, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.
A propos d'histoire dramatique mais qui reflète un futur possible, avez-vous vu le film Idiocratie ? Si non, foncez ! Je trouve qu'on peut assez bien mettre en parallèle les deux œuvres. Si vous avez vu Idiocratie, qu'en pensez-vous ? J'adore ce film !


Stephen King, Running Man, eBook, 1982, 320 pages

Les brûlés, Zoé Oldenbourg

Résumé :
Elle se collait au poteau, serrait les épaules et les jambes comme pour se faire plus petite, pour se cacher ; la chemise prenait feu et il lui semblait que toute sa peau s'arrachait et éclatait. Mes mains, mes mains, pourquoi m'ont-ils attaché les mains ?... Ça fait trop mal.
Elle hurla : "Bérenger !"
Il était si près d'elle qu'en penchant la tête elle eût pu toucher son épaule. Elle lui jeta un regard affolé, ivre de douleur, à travers une bouffée de fumée. Il avait les eux écarquillés et tous les muscles du visage si tendus qu'elle ne le reconnut pas. Puis elle le vit essayer de lui sourire.

Mon avis :
Ce roman m'a été prêté par mon beau-frère, je souhaitais le lire depuis longtemps, et pourtant il ne m'a pas convaincue.

Il se passe au XIIIème siècle, se déroule dans le contexte de la croisade des albigeois et narre la résistance des cathares face à cette persécution.

On suit plusieurs personnages, notamment le couple Arsen et Ricord, dont le mari, Ricord souhaite reprendre le service armé. Sa femme est persuadé qu'il a été influencé par le mal, et que l'âme de son mari est perdue. Elle va donc elle aussi quitter la maison pour entrer au convent.

Nous sommes en pleine période de conversion religieuse massive, et les combattants que nous suivons sont fidèles à leurs églises et à leurs convictions.
Le récit va donc nous montrer l'expérience de plusieurs protagonistes face à ces conversions forcées.

Les scènes de tortures ou de bûchers sont très bien écrites et intéressantes. Je savais que ce roman était connu pour ces scènes en particulier, donc je les attendais et n'ai pas été déçue ; cependant j'ai trouvé le style assez plat et j'avoue que le récit ne m'a pas emporté. J'ai trouvé qu'il manquait de rythme, l'auteure me perdait et ne parvenait pas à maintenir mon intérêt.

Pour tout dire j'ai terminé en diagonale pour voir les grandes lignes du récit mais la lecture était trop pénible pour que je le termine !

Pour conclure ça ne l'a pas fait pour moi, mais pourquoi pas retenter la lecture plus tard ! Si vous l'avez lu, je serais curieuse de savoir ce que vous en avez pensé !


Zoé Oldenbourg, Les brûlés, Gallimard Folio, 1960, 500 pages.

jeudi 9 août 2018

Contes de la folie ordinaire, Charles Bukowsi

Résumé :
"Toutes les histoires de Bukowski sont aussi vraies qu'infectes et, en cela, font honneur à la littérature : il raconte ce que les autres enjolivent et dissimulent.
Le sexisme, la misère du quotidien, la violence et les sentiments de ceux qui se curent le nez.
Et c'est pour ça qu'il gêne : il parle à tout le monde." Jean-François Bizot

"Bukowski est un écrivain considérable. Un homme en marche. Un homme étincelant. Avec l'énergie du désespoir, il secoue comme un vieux sac notre civilisation fin XXème siècle.
Et ce qui tombe n'est pas joli, joli.
C'est brutal." Claire Gallois, Le figaro.

Mon avis :
Je ne sais plus du tout comment j'ai eu ce roman ni quand je l'ai acheté, mais une chose est sûre, ça fait très longtemps qu'il est dans ma PAL ! Cherchant une lecture légère l'autre jour, je l'ai ouvert pour le feuilleter et je n'ai tout simplement pas pu le lâcher !

Le rythme est extrêmement rapide, il se lit à toute vitesse. Le style est très fluide, et l'écriture est simplement géniale. On ne voit pas les pages défiler.

Il est composé de vingt histoires courtes et ludiques, et l'auteur fait preuve de beaucoup d'humour.

L'auteur aborde des sujets assez triviaux et crus, n'hésitant pas à parler de prostitutions, de dépressions, d'alcoolisme ou encore de sexe.
En effet la traduction du titre en français a été atténuée et adoucie, car le titre original est"Erections, éjaculations, exhibition, et contes de la folie ordinaire." Ça vous donne une bonne idée du ton du récit !

L'auteur joue vraiment avec l'écriture et prend des libertés. A certains moments il parle à son lecteur en lui disant que ce serait mieux que son histoire prenne telle ou telle direction, ou encore qu'il peut écrire ce qu'il veut et même si ce n'est pas vraisemblable il s'en moque.

Charles Bukowski se met en scène, c'est le héros de la plupart de ses nouvelles.

J'ai beaucoup ri à la lecture de ce recueil. La plume est vulgaire, sans détour, et je pense que le style ne peut pas plaire à tout le monde, mais avec moi ça l'a totalement fait.

Je me suis régalée et je vous recommande chaudement de découvrir cet auteur si ce n'est déjà fait.


Charles Bukowski, Contes de la folie ordinaire, Livre de Poche, 1981, 254 pages. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean-François Bizot et Léon Mercadet.